L'entrée en EHPAD soulève de nombreuses questions, mais l'une d'elles revient systématiquement : comment payer l'hébergement lorsque la pension de retraite ne couvre pas les frais ?
En France, le coût d'un EHPAD représente souvent une dépense importante. Selon l'établissement, la localisation et le niveau de dépendance, le reste à charge peut rapidement dépasser plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'euros par mois.
Face à cette situation, de nombreuses familles pensent qu'elles devront assumer seules cette différence. Pourtant, plusieurs dispositifs existent pour alléger le coût d'un hébergement en EHPAD.
Entre les aides publiques, les dispositifs sociaux et la participation éventuelle des proches, il est parfois difficile de comprendre qui finance quoi.
Dans cet article, nous faisons le point sur les différentes solutions qui permettent de financer un EHPAD lorsque la retraite ne suffit plus.
Pourquoi la retraite ne couvre-t-elle pas toujours les frais d'un EHPAD ?
Beaucoup de familles découvrent le coût réel d'un EHPAD seulement au moment où elles doivent rechercher un établissement.
Or, le tarif d'un EHPAD ne correspond pas uniquement à une chambre.
Il comprend généralement trois grandes catégories de dépenses :
- l'hébergement (la chambre, les repas, les services hôteliers) ;
- la dépendance, qui correspond à l'accompagnement dans les gestes du quotidien ;
- les soins médicaux, directement pris en charge par l'Assurance Maladie.
La pension de retraite est principalement destinée à financer la partie hébergement.
Cependant, dans de nombreuses situations, son montant est insuffisant, notamment lorsque la personne âgée perçoit une retraite modeste ou souhaite intégrer un établissement situé dans une zone où les tarifs sont élevés.
Avant toute chose, il est donc important d'estimer précisément le prix d'un EHPAD afin d'anticiper le reste à charge.
Première étape : évaluer le reste à charge
Avant de rechercher des aides financières, il est indispensable de calculer le montant réellement nécessaire.
Pour cela, il faut comparer :
- les revenus mensuels de la personne âgée (retraites, pensions, revenus fonciers, etc.) ;
- le coût mensuel de l'établissement envisagé ;
- les aides auxquelles elle peut prétendre.
Cette estimation permet de déterminer le reste à financer et d'identifier les dispositifs les plus adaptés.
Attention : deux établissements situés dans une même ville peuvent afficher des tarifs très différents.
Il est donc recommandé de comparer plusieurs solutions avant de prendre une décision.
L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA)
L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) est l'une des principales aides destinées aux personnes âgées en perte d'autonomie.
Contrairement à une idée reçue, cette aide ne finance pas l'intégralité du séjour en EHPAD.
Elle contribue uniquement à couvrir une partie du tarif dépendance, c'est-à-dire les dépenses liées à l'accompagnement quotidien de la personne âgée.
Son montant dépend notamment :
- du niveau de perte d'autonomie (GIR) ;
- des ressources de la personne ;
- du département de résidence.
Même si elle ne suffit pas à elle seule à financer un EHPAD, l'APA permet souvent de réduire significativement le coût restant à la charge du résident.
L'Aide Sociale à l'Hébergement (ASH)
Lorsque les revenus de la personne âgée sont insuffisants, il est parfois possible de bénéficier de l'Aide Sociale à l'Hébergement (ASH).
Cette aide, versée par le département sous certaines conditions, peut prendre en charge une partie importante des frais d'hébergement.
Pour en bénéficier, plusieurs critères doivent être remplis :
- les ressources doivent être inférieures au coût de l'établissement ;
- l'EHPAD doit être habilité à recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale ;
- un dossier doit être constitué auprès du département.
L'ASH constitue souvent une solution essentielle pour les personnes disposant de faibles revenus.
En revanche, son attribution peut entraîner l'application de l'obligation alimentaire envers certains membres de la famille.
Quand les enfants doivent-ils participer ?
Contrairement à une idée largement répandue, les enfants ne paient pas automatiquement l'EHPAD de leurs parents.
En revanche, lorsque les ressources de la personne âgée restent insuffisantes malgré les aides existantes, la loi prévoit un mécanisme appelé obligation alimentaire.
Concrètement, certains membres de la famille peuvent être sollicités afin de participer aux frais d'hébergement, en fonction de leurs ressources.
Cette participation n'est jamais identique pour tous les enfants.
Elle tient compte de la situation financière de chacun afin de répartir l'effort de manière équitable.
Il est donc important de ne pas tirer de conclusions hâtives avant d'avoir étudié précisément la situation familiale.
Existe-t-il d'autres aides pour financer un EHPAD ?
Au-delà de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) et de l'Aide Sociale à l'Hébergement (ASH), d'autres dispositifs peuvent contribuer à réduire le reste à charge.
Les aides au logement
Selon la situation de la personne âgée et l'établissement choisi, il est parfois possible de bénéficier d'une aide au logement, comme l'Aide Personnalisée au Logement (APL) ou l'Allocation de Logement Sociale (ALS).
Ces aides sont attribuées sous conditions de ressources et peuvent venir diminuer le coût de l'hébergement.
Leur montant varie en fonction de plusieurs critères, notamment les revenus du résident, le prix de l'établissement et sa localisation.
Les aides des caisses de retraite
Certaines caisses de retraite proposent également des aides ponctuelles ou des accompagnements financiers pour les personnes âgées en perte d'autonomie.
Ces dispositifs diffèrent selon les organismes. Il peut donc être utile de contacter directement la caisse de retraite de votre proche afin de connaître les aides auxquelles il peut prétendre.
Les aides des complémentaires santé ou mutuelles
Dans certains cas, les complémentaires santé peuvent participer à certaines dépenses liées à la perte d'autonomie ou proposer des services d'accompagnement.
Même si ces aides restent généralement limitées, elles peuvent représenter un soutien financier complémentaire.
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Faut-il vendre le logement de son proche ?
C'est une question que de nombreuses familles se posent.
La réponse est simple : non, ce n'est pas une obligation.
Lorsqu'une personne entre en EHPAD, elle reste propriétaire de son logement si elle en possède un.
Plusieurs solutions peuvent alors être envisagées.
Le bien peut être conservé, notamment si un retour à domicile reste envisageable ou si la famille souhaite le garder.
Il peut également être mis en location afin de générer des revenus qui contribueront au financement de l'EHPAD.
Enfin, certaines familles choisissent de vendre le logement afin de financer plus sereinement l'hébergement.
Cette décision dépend de nombreux facteurs : la situation patrimoniale, les souhaits de la personne âgée, les besoins financiers et les projets familiaux.
Avant de prendre une décision, il est recommandé de demander conseil à un professionnel afin d'évaluer les différentes options.
Les erreurs à éviter
Face au coût parfois élevé d'un EHPAD, certaines erreurs sont fréquentes.
Penser qu'il n'existe aucune aide
De nombreuses familles renoncent à certains établissements parce qu'elles pensent ne pas avoir les moyens de les financer.
Pourtant, plusieurs dispositifs peuvent réduire de manière significative le reste à charge.
Avant d'écarter une solution, il est essentiel d'étudier toutes les aides disponibles.
Attendre le dernier moment
Les démarches administratives peuvent prendre plusieurs semaines.
Commencer à constituer les dossiers le plus tôt possible permet d'éviter des retards dans la prise en charge des aides.
Cette anticipation est particulièrement importante lorsqu'une entrée en EHPAD devient urgente.
Ne pas demander conseil
Le financement d'un EHPAD peut rapidement devenir complexe.
Entre les aides publiques, les dispositifs départementaux, les prestations sociales et les règles liées à l'obligation alimentaire, il est parfois difficile de savoir par où commencer.
Être accompagné permet souvent d'identifier des solutions auxquelles les familles n'auraient pas pensé.
Comment Zenior accompagne les familles
Chez Zenior, nous savons que la question financière est l'une des principales préoccupations des familles au moment d'une entrée en EHPAD.
Nos Care Experts ne se contentent pas de rechercher un établissement.
Ils prennent également le temps d'évaluer la situation de votre proche afin de vous orienter vers les solutions les plus adaptées.
Ils peuvent notamment vous aider à :
- comprendre le coût réel d'un EHPAD ;
- identifier les aides financières auxquelles votre proche peut prétendre ;
- estimer le reste à charge ;
- rechercher des établissements correspondant à votre budget ;
- vous accompagner dans vos démarches jusqu'à l'entrée en établissement.
L'objectif est de vous permettre de prendre une décision éclairée, sans avancer seul face à la complexité des démarches.
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Financer un EHPAD : une réflexion qui mérite d'être anticipée
Le coût d'un EHPAD peut sembler impressionnant au premier abord.
Pourtant, dans la majorité des situations, plusieurs dispositifs existent afin de réduire le reste à charge.
Prendre le temps d'étudier les aides disponibles, comparer les établissements et se faire accompagner permet souvent de trouver une solution compatible avec les besoins de la personne âgée et les capacités financières de la famille.
L'essentiel est de ne pas attendre que la situation devienne critique pour commencer les démarches.
Une bonne anticipation offre davantage de choix et permet d'aborder cette étape avec plus de sérénité.
Besoin d'aide pour trouver un EHPAD adapté à votre budget ?
Chez Zenior, nos Care Experts accompagnent gratuitement les familles dans leur recherche d'établissement.
Nous vous aidons à identifier les solutions adaptées aux besoins de votre proche, à comprendre les différentes aides financières et à trouver un EHPAD correspondant à votre budget.










