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La mise sous tutelle d'une personne âgée en maison de retraite : guide complet

L'entrée en maison de retraite représente déjà un tournant majeur dans la vie d'une famille. Lorsque s'y ajoute la nécessité d'une mise sous tutelle, la situation peut sembler écrasante. Des questions surgissent de toutes parts : qui doit faire la demande ? Quels sont les délais à anticiper ? Quels droits reste-t-il à votre proche ? Et comment continuer à veiller sur lui au quotidien, dans le cadre d'une structure médicalisée ?

Ces interrogations sont légitimes — et vous n'êtes pas seul(e) à les traverser. En France, environ 600 000 personnes résident dans un EHPAD. Parmi elles, une large part présente des troubles cognitifs ou une perte d'autonomie qui rend nécessaire une réflexion sérieuse sur leur protection juridique. La mise sous tutelle d'une personne âgée en maison de retraite est une démarche encadrée par la loi, protectrice dans son intention, mais qui nécessite d'être bien comprise pour être bien vécue — par votre proche comme par vous.

Ce guide complet vous accompagne pas à pas. Vous y trouverez :

  • Les situations qui rendent la tutelle nécessaire en EHPAD
  • La procédure à suivre, étape par étape, avec les documents requis
  • Le rôle de chaque acteur : famille, équipe soignante, juge
  • La gestion concrète du quotidien après la mise sous tutelle
  • Les droits fondamentaux que votre proche conserve malgré cette mesure
  • Des conseils pour choisir la bonne maison de retraite dans ce contexte
  • Les réponses aux questions les plus fréquentes des familles

Que vous en soyez au stade de la réflexion ou sur le point de déposer une demande, ce guide est fait pour vous.

Tutelle en maison de retraite : de quoi parle-t-on exactement ?

La tutelle, la mesure de protection la plus complète

La tutelle est la mesure de protection juridique la plus étendue prévue par le Code civil. Elle s'applique aux personnes majeures dont les facultés mentales ou physiques sont si gravement altérées qu'elles ne peuvent plus prendre seules aucune décision importante — ni pour leurs biens, ni pour leur personne.

Concrètement, un tuteur est désigné par le juge des contentieux de la protection pour représenter légalement votre proche dans tous les actes de la vie civile : gestion du patrimoine, paiement des frais d'hébergement, prise de décisions médicales importantes, suivi des prestations sociales...

Pour comprendre cette mesure dans son ensemble et ses implications juridiques, consultez notre guide complet sur la tutelle.

Tutelle vs curatelle : quelle différence en EHPAD ?

La tutelle ne doit pas être confondue avec la curatelle. La curatelle s'adresse aux personnes qui ont besoin d'être assistées pour les actes importants, mais qui conservent une autonomie suffisante pour les décisions du quotidien. C'est une mesure moins contraignante, mieux adaptée aux personnes dont les facultés sont partiellement préservées.

En EHPAD, le choix entre les deux mesures dépend du degré d'altération des capacités du résident. Si votre proche peut encore exprimer des choix simples et comprendre les enjeux d'une décision courante, la curatelle peut suffire. Si toute autonomie décisionnelle est perdue, la tutelle s'impose.

Pour comparer ces deux mesures en détail, lisez notre article curatelle ou tutelle : comment choisir ?

Quand la tutelle devient-elle nécessaire pour un résident en établissement ?

La tutelle n'est pas automatiquement liée à l'entrée en EHPAD. Elle est prononcée uniquement lorsque trois conditions sont simultanément réunies :

  • Une altération médicalement constatée des facultés mentales ou physiques
  • Une incapacité avérée à pourvoir seul à ses intérêts
  • L'impossibilité d'assurer une protection suffisante par une mesure moins contraignante

La loi insiste sur les principes de nécessité, de subsidiarité et de proportionnalité. La mise sous tutelle d'une personne âgée en maison de retraite doit rester une solution de dernier recours, prononcée uniquement lorsqu'aucune alternative ne peut garantir une protection suffisante.

Les signes qui alertent sur la nécessité d'une tutelle en EHPAD

Les signaux d'alerte repérés en établissement

En maison de retraite, certains comportements peuvent alerter sur la nécessité d'une protection juridique renforcée pour une personne âgée. Parce que les équipes soignantes côtoient les résidents chaque jour, elles sont souvent les premières à percevoir une évolution préoccupante.

Parmi les signaux d'alerte les plus fréquents :

  • Des difficultés croissantes à gérer son argent de poche ou comprendre les relevés de compte
  • Une incapacité à saisir le sens des documents administratifs ou médicaux
  • Des décisions inappropriées concernant les soins (refus de traitements essentiels, consentements donnés sans en comprendre les enjeux)
  • Une vulnérabilité marquée face aux sollicitations extérieures (démarchage abusif, manipulation financière)
  • Une désorientation temporelle et spatiale progressive, rendant toute décision autonome impossible

Ces signaux, pris isolément, ne suffisent pas à justifier une tutelle. C'est leur accumulation et leur persistance dans le temps qui orientent vers une évaluation approfondie.

Le rôle de l'équipe soignante dans le signalement

Les soignants occupent une position centrale dans ce processus. En contact quotidien avec les résidents, ils documentent les évolutions comportementales, alertent les familles et, si nécessaire, participent au signalement auprès du médecin coordonnateur ou du directeur de l'établissement.

Leur rôle ne s'arrête pas là : ils contribuent à l'évaluation pluridisciplinaire qui permet de caractériser l'état réel du résident et d'étayer la demande de protection juridique. Leurs observations constituent une source d'information précieuse pour le médecin expert mandaté par le juge.

L'évaluation de la capacité décisionnelle du résident

L'évaluation est conduite de manière pluridisciplinaire. Elle implique le médecin traitant, le médecin coordonnateur et, de façon indispensable, un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République — dont le certificat médical circonstancié est la pièce maîtresse de toute demande de tutelle.

Cette évaluation prend en compte l'ensemble de la situation du résident : ses antécédents médicaux, l'évolution de ses facultés, et sa capacité concrète à prendre des décisions dans les différents domaines de sa vie.

La procédure de mise sous tutelle en maison de retraite, étape par étape

Vous souhaitez engager une procédure de mise sous tutelle pour votre proche résidant en EHPAD ? Voici les cinq étapes clés à suivre. Pour un guide encore plus détaillé sur la démarche globale, consultez notre article comment mettre une personne sous tutelle.

Étape 1 — Réunir les acteurs concernés

Avant toute démarche formelle, une concertation familiale s'impose. Qui fera la demande ? Qui sera proposé comme tuteur ? Quelles sont les positions de chacun ? Ces questions méritent d'être abordées avec sérénité, en plaçant l'intérêt de votre proche au centre des échanges.

En parallèle, informez l'équipe soignante de l'établissement de vos démarches. Le directeur de l'EHPAD a une obligation légale de signalement au procureur de la République lorsqu'il identifie des situations de vulnérabilité avérée. Il peut également être un soutien précieux dans la constitution du dossier.

Si des tensions familiales risquent de compliquer le processus, notre guide sur les conflits familiaux lors d'une mise sous tutelle peut vous aider à y voir plus clair avant d'avancer.

Étape 2 — Obtenir le certificat médical circonstancié

C'est la pièce indispensable du dossier. Sans ce document, le juge ne peut pas examiner la demande.

Ce certificat doit être établi par un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République du département concerné — et non par le médecin traitant de votre proche, afin de garantir l'impartialité de l'évaluation. Ce médecin expert atteste de l'altération des facultés mentales ou physiques de votre proche et justifie la nécessité d'une mesure de protection.

Points pratiques à retenir :

  • Ce certificat a une durée de validité d'un an : si la procédure n'est pas engagée dans ce délai, une nouvelle expertise sera nécessaire
  • Son coût est d'environ 192 € TTC, à la charge de la personne à protéger
  • La procédure judiciaire en elle-même est gratuite

Étape 3 — Constituer et déposer la demande

La demande de mise sous tutelle est adressée au juge des contentieux de la protection (anciennement juge des tutelles) du tribunal judiciaire du lieu de résidence de votre proche. Pour un résident en EHPAD, il s'agit du tribunal du lieu d'implantation de l'établissement.

Elle s'effectue via le formulaire CERFA n°15891*03, accompagné des pièces suivantes :

  • Le certificat médical circonstancié
  • Un justificatif d'identité de la personne à protéger
  • Un justificatif de domicile ou d'hébergement en EHPAD
  • La liste des biens et ressources de la personne
  • Les coordonnées du demandeur et du tuteur proposé

Pour connaître précisément qui peut déposer cette demande, consultez notre guide dédié.

Étape 4 — L'audience devant le juge

Le juge convoque votre proche à une audience. Sauf impossibilité médicale dûment justifiée, cette audition est obligatoire : la personne doit pouvoir s'exprimer devant le magistrat, même si ses facultés sont altérées. Le juge peut également entendre les membres de la famille et, si nécessaire, ordonner une expertise médicale complémentaire.

Si la situation présente un caractère d'urgence avérée, une mesure provisoire — la sauvegarde de justice — peut être prononcée rapidement pour protéger votre proche dans l'attente de la décision définitive. Notre guide sur la mise sous tutelle en urgence vous explique comment agir vite dans ce cas.

Étape 5 — La décision et la désignation du tuteur

À l'issue de l'instruction, le juge rend sa décision. Il peut :

  • Prononcer la tutelle et désigner un tuteur familial (conjoint, enfant, autre proche)
  • Désigner un mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM) si aucun proche ne peut ou ne souhaite assumer ce rôle
  • Opter pour une mesure moins contraignante (curatelle, sauvegarde de justice) s'il estime la tutelle disproportionnée

La décision précise la durée de la mesure — renouvelable selon l'évolution de l'état du résident — et l'étendue des pouvoirs du tuteur.

Les acteurs clés de la procédure en établissement

La famille et les proches

La famille joue un rôle central dans la mise sous tutelle d'une personne âgée en maison de retraite. C'est souvent elle qui initie la démarche, après avoir observé une dégradation progressive des capacités de leur proche. Elle dispose d'une vision globale de la situation — avant et après l'entrée en établissement — qui est précieuse pour le juge.

Attention : seules certaines personnes sont habilitées à déposer une demande. Outre la personne elle-même, peuvent saisir le juge : le conjoint ou partenaire de PACS, les membres de la famille proche, les personnes entretenant des liens étroits et stables avec elle, ou le procureur de la République.

Le directeur et l'équipe soignante de l'EHPAD

L'établissement a un devoir de vigilance qui ne s'arrête pas au seuil de la chambre du résident. Le directeur peut alerter le procureur de la République s'il identifie une situation de vulnérabilité avérée, sans attendre que la famille prenne l'initiative. Ce signalement permet parfois d'accélérer la procédure.

L'équipe soignante continue de jouer un rôle de premier plan après la mise sous tutelle : elle assure le lien quotidien avec le tuteur, l'informe des évolutions de l'état de santé du résident et participe aux décisions médicales concertées.

Le médecin coordonnateur

Le médecin coordonnateur occupe une position charnière en EHPAD. Il évalue régulièrement l'état de santé des résidents, coordonne les soins avec l'équipe médicale et fait le lien avec le médecin expert mandaté par le juge. Son rôle est à la fois médical, organisationnel et éthique : il veille à ce que les décisions prises préservent la dignité et le bien-être du résident, même dans les situations les plus délicates.

Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs

En l'absence de famille proche, ou lorsque la famille ne peut pas assumer les responsabilités de tuteur, le juge peut désigner un mandataire judiciaire professionnel. En EHPAD, ses missions comportent des spécificités importantes :

  • Coordonner avec l'équipe soignante et participer aux réunions de synthèse
  • Assurer le suivi des frais d'hébergement et des prestations sociales
  • Gérer les dépenses personnelles du résident (vêtements, produits d'hygiène, loisirs)
  • Représenter le résident pour tous les actes juridiques importants

La gestion quotidienne après la mise sous tutelle en EHPAD

La mise sous tutelle change le cadre juridique, mais elle ne doit pas changer la qualité de vie du résident. Comment s'organise concrètement la gestion du quotidien ?

Les décisions médicales : un cadre préservant l'autonomie

La tutelle ne signifie pas que votre proche perd tout droit de regard sur sa santé. Le Code civil et la loi sur les droits des patients prévoient que le consentement de la personne doit être recherché autant que possible, même lorsque ses facultés sont altérées.

En pratique, le tuteur est associé aux grandes décisions médicales : hospitalisation, interventions chirurgicales, entrée en soins palliatifs. Pour les actes courants, c'est l'équipe soignante qui intervient dans le cadre du projet de soin individualisé du résident — en tenant compte de ses préférences exprimées.

La gestion financière du résident

Le tuteur devient le gestionnaire des ressources financières de votre proche. Il doit :

  • Ouvrir ou maintenir un compte bancaire dédié à la gestion des revenus du résident
  • Assurer le paiement régulier des frais d'hébergement
  • Gérer les prestations sociales (retraite, APA, aides au logement)
  • Prévoir un budget "vie quotidienne" pour les dépenses personnelles et les petits plaisirs du résident

Pour savoir quel montant d'argent de poche est approprié pour un résident sous tutelle, consultez notre guide sur le montant d'argent de poche pour une personne sous tutelle.

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Le paiement des frais d'hébergement et les aides mobilisables

Les frais d'hébergement en EHPAD représentent souvent une charge financière conséquente. Le tuteur doit organiser leur financement en mobilisant l'ensemble des aides disponibles :

  • L'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie), qui couvre une partie des frais liés à la dépendance
  • L'Aide Sociale à l'Hébergement (ASH), versée par le Conseil départemental sous conditions de ressources
  • Les aides au logement (APL, ALS selon les situations)
  • Les dispositifs départementaux spécifiques et compléments de ressources éventuels

Pour un panorama complet des financements possibles, consultez notre guide qui paie l'EHPAD pour une personne sous tutelle ainsi que notre article sur les aides pour maison de retraite.

Le contrôle annuel des comptes

Le tuteur est soumis à une obligation de reddition annuelle des comptes devant le juge des contentieux de la protection. En EHPAD, ce contrôle intègre des éléments spécifiques :

  • Le détail des frais d'hébergement et des prestations sociales perçues
  • Les justificatifs des dépenses personnelles du résident
  • Les relevés des comptes dédiés à la gestion de sa situation

Cette transparence est une garantie essentielle pour la protection des intérêts de votre proche. Elle constitue aussi une protection pour le tuteur lui-même, dont la bonne gestion est ainsi formellement reconnue.

Les droits du résident sous tutelle en maison de retraite

C'est peut-être la question qui préoccupe le plus les familles : la mise sous tutelle prive-t-elle votre proche de tous ses droits ? La réponse est non — et il est important de le rappeler clairement.

La tutelle ne prive pas des libertés fondamentales

Le cadre juridique actuel, renforcé par la loi du 23 mars 2019, insiste sur le maintien maximal de l'autonomie. La tutelle n'est pas synonyme de déchéance civique ni d'effacement de la personne.

Votre proche conserve notamment :

  • Le droit de vote (rétabli depuis la loi de 2019, qui a mis fin à la privation automatique du droit de suffrage)
  • Le droit d'accomplir certains actes strictement personnels (reconnaissance d'un enfant, consentement à sa propre adoption)
  • Le droit de se marier ou conclure un PACS, avec information préalable du tuteur
  • Le droit de rédiger un testament, avec autorisation du juge

Pour comprendre les limites et les implications réelles de la tutelle, notre guide sur les dangers de la mise sous tutelle vous offre une vision complète et équilibrée de la mesure.

Droit de visite, de sortie et participation à la vie de l'établissement

La mise sous tutelle d'une personne âgée en maison de retraite n'affecte pas son droit à recevoir des visites, à maintenir des liens avec ses proches ou à sortir de l'établissement. Ces droits sont préservés, sauf si des raisons médicales documentées s'y opposent formellement.

Le tuteur collabore avec l'équipe soignante pour organiser sorties, visites familiales et activités dans le respect de la sécurité du résident. L'inclusion dans la vie sociale de l'établissement reste une priorité : les résidents sous tutelle participent pleinement aux ateliers, sorties et animations selon leurs envies et leurs capacités. C'est une dimension essentielle de leur bien-être et de leur sentiment d'appartenance à la communauté de l'établissement.

Consentement aux soins : une règle qui s'impose à tous

Même sous tutelle, votre proche doit être informé de toute intervention médicale dans un langage adapté à ses capacités de compréhension. Son accord, même partiel, doit toujours être recherché. Le tuteur ne peut pas imposer des soins auxquels le résident s'opposerait clairement, sauf situation médicale d'urgence vitale avérée.

Ce principe fondamental protège la dignité et l'autonomie résiduelle de votre proche, quel que soit son niveau de dépendance. Il rappelle que derrière la mesure juridique, il y a avant tout un être humain dont la voix compte.

Choisir la bonne maison de retraite pour une personne sous tutelle

La mise sous tutelle coïncide souvent avec une réflexion sur le lieu de vie le plus adapté. Si votre proche est déjà résident en EHPAD, la question se pose différemment que si vous êtes encore en phase de recherche. Dans les deux cas, certains critères méritent une attention particulière.

Les critères essentiels à évaluer

Pour une personne sous tutelle, voici les points clés à examiner lors du choix d'une maison de retraite :

  • La qualité de communication avec les familles et les tuteurs : l'établissement tient-il le tuteur régulièrement informé ? Facilite-t-il les échanges avec l'équipe médicale ?
  • La présence d'un médecin coordonnateur expérimenté dans la prise en charge des résidents sous protection juridique
  • Les protocoles de protection des résidents vulnérables : comment l'établissement prévient-il les situations de maltraitance ou d'abus ?
  • La proximité géographique avec la famille ou le tuteur, pour faciliter un suivi régulier et des visites fréquentes
  • L'adaptation des espaces et des activités au niveau de dépendance et aux besoins spécifiques du résident

Si votre proche souffre d'Alzheimer ou de troubles cognitifs sévères, il sera nécessaire de rechercher un établissement disposant d'une unité spécialisée (UHR ou PASA), capable d'assurer une prise en charge adaptée.

L'accompagnement Zenior pour trouver l'établissement adapté

Trouver la maison de retraite qui convient à un proche sous tutelle, c'est naviguer dans un univers complexe tout en gérant une charge administrative et émotionnelle déjà très lourde. C'est exactement pour cela que Zenior existe.

Nos experts seniors vous accompagnent gratuitement pour :

  • Identifier les établissements adaptés au profil, aux besoins et au budget de votre proche
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  • Répondre à toutes vos questions pratiques — y compris sur la gestion financière sous tutelle

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FAQ — Vos questions sur la mise sous tutelle en maison de retraite

Qui peut demander la mise sous tutelle d'une personne âgée vivant en EHPAD ?

La demande peut être formulée par plusieurs personnes : la personne elle-même, son conjoint ou partenaire de PACS, un membre de la famille proche (enfants, parents, frères et sœurs), toute personne entretenant des liens étroits et stables avec elle, ou le procureur de la République. Le directeur de l'EHPAD peut alerter le procureur, mais ne dépose pas lui-même la demande. Pour connaître l'ensemble des conditions, consultez notre guide qui peut demander une mise sous tutelle.

Quels sont les délais pour obtenir une mise sous tutelle en EHPAD ?

Les délais varient selon les tribunaux et la complétude du dossier déposé. En règle générale, comptez entre 3 et 6 mois entre le dépôt de la demande et la décision définitive du juge. Lorsque la situation présente un caractère d'urgence, une mesure provisoire (sauvegarde de justice) peut être prononcée rapidement pour protéger votre proche dans l'attente. Notre guide sur la mise sous tutelle en urgence vous explique comment agir au plus vite.

Qui paie les frais d'EHPAD pour une personne sous tutelle ?

La mise sous tutelle ne modifie pas les règles de financement de l'établissement. La personne sous tutelle reste le premier payeur : ses revenus (retraite, rentes) sont mobilisés en priorité. Le tuteur gère ces ressources et sollicite les aides complémentaires (APA, ASH, aides au logement). En cas d'insuffisance de ressources, l'obligation alimentaire des enfants peut être sollicitée par le Conseil départemental. Notre guide qui paie l'EHPAD pour une personne sous tutelle détaille tous les mécanismes applicables.

La mise sous tutelle retire-t-elle tous les droits à la personne âgée ?

Non. La tutelle est une mesure de protection, pas de déchéance. Votre proche conserve son droit de vote (depuis la loi de 2019), ses droits fondamentaux, son droit à participer aux décisions médicales dans la mesure de ses capacités, et son droit à une vie sociale et affective au sein de l'établissement. La loi impose que la mesure soit strictement proportionnelle aux besoins réels de la personne, en préservant son autonomie résiduelle au maximum.

Peut-on contester ou faire lever une mise sous tutelle ?

Oui. La mesure est obligatoirement révisée tous les 5 ans maximum (ou moins, selon la décision initiale du juge). Si l'état de santé du résident s'améliore, il est possible de demander une révision anticipée pour alléger la mesure (passage en curatelle) ou y mettre fin. La personne protégée elle-même, son tuteur ou tout membre de sa famille peut formuler cette demande auprès du juge des contentieux de la protection.

Peut-on engager une mise sous tutelle contre la volonté de la personne âgée ?

Oui, sous conditions strictes. La mise sous tutelle ne nécessite pas l'accord de la personne concernée. En revanche, celle-ci doit être convoquée et entendue par le juge, sauf impossibilité médicale dûment justifiée. Le juge décide souverainement en tenant compte de l'intérêt de la personne, pas seulement des souhaits de la famille. Pour comprendre toutes les nuances de cette situation, lisez notre article peut-on mettre sous tutelle sans l'accord de la personne.

Conclusion : la tutelle, un acte de protection et non d'abandon

La mise sous tutelle d'une personne âgée en maison de retraite est souvent vécue comme une étape difficile à franchir. Elle concentre des émotions complexes : la culpabilité de "décider à la place" de quelqu'un qu'on aime, la peur de l'irréversible, le poids des responsabilités à venir. Ces sentiments sont normaux. Ils témoignent de votre engagement envers votre proche, pas d'une défaillance.

Derrière cette démarche, il y a avant tout un acte de protection. En engageant cette procédure, vous vous assurez que votre proche est défendu contre les risques financiers et les décisions qu'il ne peut plus prendre seul. Vous veillez à ce que ses ressources soient gérées dans son intérêt, et que ses droits fondamentaux soient respectés — même lorsqu'il ne peut plus les exercer de façon autonome.

La clé d'une tutelle bien vécue, c'est l'anticipation et le dialogue. Dialoguer avec l'équipe soignante de l'EHPAD. Dialoguer avec les autres membres de la famille pour éviter que des tensions ne viennent alourdir encore davantage la situation. Anticiper les étapes administratives pour ne pas se retrouver pris de court. Et ne pas rester seul face à des questions juridiques, financières et humaines aussi importantes.

Zenior est là pour vous accompagner, de la réflexion sur la protection juridique à la recherche de la maison de retraite la mieux adaptée à votre proche. Nos experts seniors vous répondent gratuitement, 7 jours sur 7, sans engagement.

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