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ASH en EHPAD : guide complet de l'Aide Sociale à l'Hébergement pour les seniors

Face au coût élevé des EHPAD — qui représente en moyenne entre 2 000 et 3 500 euros mensuels en France — de nombreuses familles se retrouvent confrontées à un défi financier majeur. Pour un senior aux ressources modestes, boucler ce budget semble parfois impossible. C'est là qu'intervient l'Aide Sociale à l'Hébergement (ASH), un dispositif méconnu pourtant essentiel, géré par les Conseils départementaux, qui permet de financer tout ou partie des frais d'hébergement en EHPAD.

Pourtant, l'ASH est souvent mal comprise, voire redoutée. Conditions d'éligibilité complexes, caractère subsidiaire, implication des obligés alimentaires, récupération possible sur succession… Autant de spécificités qui freinent les familles, parfois même les découragent d'en faire la demande. C'est dommage : pour ceux qui y ont droit, cette aide peut changer radicalement l'équation financière.

Ce guide a pour objectif de tout clarifier, sans jargon inutile. Que vous soyez un enfant aidant accompagnant votre parent dans ses démarches, ou un senior qui anticipe son financement, voici ce que vous trouverez ici :

  • Ce qu'est l'ASH et à qui elle s'adresse vraiment
  • Les conditions précises pour en bénéficier
  • Comment est calculé le montant — et ce que votre proche conserve pour lui
  • Comment monter un dossier solide et défendre ses droits en cas de refus
  • Les situations particulières que les textes n'expliquent pas toujours clairement
  • Comment les pratiques varient d'un département à l'autre, et comment s'y retrouver

Pour estimer le reste à charge de votre proche en tenant compte de toutes les aides, notre simulateur de financement vous donne une réponse en quelques minutes, gratuitement.

L'ASH en EHPAD : une aide sociale essentielle, mais méconnue

Un positionnement unique dans le paysage des aides aux personnes âgées

L'Aide Sociale à l'Hébergement est une prestation gérée par les Conseils départementaux, destinée à prendre en charge les frais d'hébergement en EHPAD lorsque les ressources de la personne âgée sont insuffisantes. Contrairement à d'autres aides comme l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) ou l'APL en EHPAD, l'ASH présente plusieurs caractéristiques qui en font un dispositif à part :

  • Caractère subsidiaire : l'ASH n'intervient qu'après mobilisation de toutes les ressources personnelles du résident — à l'exception d'une somme minimale laissée à sa disposition — et après sollicitation des obligés alimentaires.
  • Avance récupérable : à la différence de l'APA, l'ASH n'est pas définitivement acquise. Le département peut en récupérer tout ou partie, notamment sur la succession du bénéficiaire. Pour comprendre exactement ce mécanisme et ses implications patrimoniales, consultez notre guide sur la récupération de l'ASH sur succession.
  • Lien avec l'établissement : l'ASH n'est accessible que dans les EHPAD habilités à recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale. Le choix de l'établissement conditionne donc directement l'accès à l'aide.
  • Gestion départementale : chaque département définit ses propres modalités dans le cadre fixé par le Code de l'Action Sociale et des Familles, ce qui entraîne d'importantes disparités territoriales.

💡 Pour une vision globale de toutes les aides financières disponibles en EHPAD, consultez notre guide complet des aides sociales en EHPAD.

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Les conditions d'éligibilité à l'ASH en un coup d'œil

Avant d'entrer dans le détail, voici les quatre critères fondamentaux pour accéder à l'ASH en EHPAD :

  • L'âge : avoir 65 ans ou plus — ou au minimum 60 ans si vous êtes reconnu(e) inapte au travail
  • La résidence : résider en France de façon stable et régulière, ou disposer d'un titre de séjour en cours de validité
  • Les ressources : avoir des revenus insuffisants pour couvrir seul les frais d'hébergement dans l'établissement
  • L'établissement : résider dans un EHPAD (ou une résidence autonomie, une USLD) habilité à recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale

Si vous cochez ces quatre cases, vous pouvez déposer une demande. Mais l'instruction est plus complexe qu'elle n'y paraît : voyons comment chacun de ces critères s'apprécie concrètement.

Pour approfondir la question de l'éligibilité, consultez également notre guide Qui a droit à l'aide sociale à l'hébergement ?

Des critères d'éligibilité souvent mal compris

L'habilitation de l'établissement : le premier critère à vérifier

L'un des premiers points à vérifier avant de choisir un EHPAD est son habilitation à recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale. Cette habilitation, délivrée par le Conseil départemental, peut prendre trois formes :

  • Habilitation totale : l'ensemble des places peut accueillir des bénéficiaires de l'ASH. L'EHPAD applique les tarifs fixés par le département pour tous ses résidents.
  • Habilitation partielle : seul un nombre limité de places est réservé à l'aide sociale. Sur ces places, les tarifs départementaux s'appliquent ; pour les autres, l'établissement reste libre de sa politique tarifaire.
  • Aucune habilitation : l'EHPAD ne peut en principe pas accueillir de bénéficiaires de l'ASH.

Une exception importante à connaître : si un résident a vécu dans un établissement non habilité pendant au moins 5 ans avant que sa situation financière ne se dégrade, le Conseil départemental peut néanmoins prendre en charge ses frais d'hébergement. Certains départements appliquent cette tolérance dès 3 ans de séjour. L'objectif : permettre au senior de rester dans son cadre de vie habituel.

Pour vérifier l'habilitation d'un EHPAD, posez la question directement lors de votre visite ou contactez le Conseil départemental. Cette information doit figurer dans le livret d'accueil de tout établissement.

Analyse détaillée des ressources prises en compte

L'évaluation des ressources du demandeur est souvent plus complexe qu'elle n'y paraît. Elle englobe :

Revenus du travail et de remplacement :

  • Pensions de retraite, tous régimes confondus
  • Pensions d'invalidité, rentes accident du travail
  • Allocations diverses — hors APA et aides au logement, qui ne sont pas comptabilisées dans le calcul

Revenus du patrimoine mobilier :

  • Intérêts des livrets et comptes d'épargne
  • Revenus des valeurs mobilières (actions, obligations)
  • Revenus des assurances-vie, même non liquidées (avec application d'un forfait)

Revenus du patrimoine immobilier :

  • Loyers perçus pour les biens mis en location
  • Valeur locative estimée pour les biens non loués

Biens non productifs de revenus :Particularité souvent méconnue : les biens qui ne génèrent aucun revenu — immeubles inoccupés, terrains non exploités — sont néanmoins considérés comme procurant un revenu annuel fictif. Cette disposition peut significativement augmenter les ressources retenues et réduire l'éligibilité à l'ASH. Il est donc essentiel de présenter un état patrimonial complet et précis dès le dépôt du dossier.

💡 Pour comprendre le coût global d'un EHPAD et la place qu'y occupent les différentes aides, consultez notre guide sur les prix des EHPAD en 2026.

Quel montant pour l'ASH en EHPAD ? La règle des 90% expliquée

C'est la question que toutes les familles se posent en premier : combien l'ASH prend-elle en charge ? Et surtout, que restera-t-il à votre proche pour ses besoins quotidiens ?

Comment est calculé le montant de l'ASH ?

Le montant de l'ASH fonctionne par différence : le Conseil départemental comble l'écart entre le coût total de l'hébergement et la contribution combinée du résident — et de ses éventuels obligés alimentaires.

Concrètement, voici comment cela fonctionne :

  • Le résident verse 90 % de l'ensemble de ses revenus à l'EHPAD (aides au logement incluses dans le calcul)
  • Le département verse le complément pour couvrir la totalité de la facture d'hébergement
  • Les obligés alimentaires peuvent être sollicités pour contribuer en fonction de leurs capacités financières, ce qui réduit d'autant la part à la charge du département

Ce mécanisme implique que plus les revenus du résident sont élevés, moins le département intervient. L'ASH s'adapte donc à chaque situation individuelle.

Le montant est révisable dans le temps. Si la situation financière du résident ou de ses obligés alimentaires évolue — hausse de revenus suite à un héritage, départ en retraite d'un enfant, divorce — une révision peut être demandée par courrier auprès des services du département.

L'ASH est versée directement à l'établissement par le Conseil départemental. La famille ou le résident n'avance pas les sommes. Si des obligés alimentaires doivent contribuer, le département fait l'avance et se retourne ensuite vers eux.

💡 Estimez dès maintenant le reste à charge de votre proche grâce à notre simulation d'aide sociale en EHPAD.

Ce que le résident conserve pour lui

Il serait incomplet de parler du montant de l'ASH sans répondre à cette question concrète : votre proche va-t-il se retrouver sans argent de poche ?

La réponse est non. La loi protège un minimum vital.

Pour une personne âgée hébergée en EHPAD :

  • Elle conserve au minimum 10 % de ses ressources pour ses dépenses personnelles
  • Ce montant ne peut jamais être inférieur à environ 125 euros par mois (soit 1 % du montant annuel de l'ASPA, le minimum vieillesse, en 2026)

Si le conjoint reste à domicile :

  • Le département garantit au conjoint resté à domicile un revenu mensuel minimum de 1 043,59 euros par mois en 2026 — soit le montant de l'ASPA

Ces montants représentent un plancher légal. Certains départements, selon leur politique sociale, laissent des sommes plus généreuses à disposition des bénéficiaires. Renseignez-vous auprès de votre CCAS pour connaître les pratiques locales.

L'obligation alimentaire : aspects juridiques et pratiques

Cadre juridique actualisé de l'obligation alimentaire

L'obligation alimentaire est un principe fondamental qui sous-tend le dispositif de l'ASH. Inscrite dans le Code civil (articles 205 à 211), elle impose aux descendants de venir en aide à leurs ascendants dans le besoin.

Dans le cadre de l'ASH, cette obligation se traduit par une contribution financière des proches pour compléter les ressources du résident et réduire la part prise en charge par le département.

Les obligés alimentaires concernés sont :

  • Les enfants du bénéficiaire
  • Les gendres et belles-filles — cette obligation s'éteint si leur conjoint (l'enfant du demandeur) est décédé sans enfant commun, ou en cas de divorce

Un point crucial à connaître : les petits-enfants ne peuvent plus être sollicités dans le cadre d'une demande d'ASH pour un grand-parent. Les Conseils départementaux n'ont plus cette possibilité.

Le cadre a également évolué sur d'autres aspects :

  • Plusieurs départements ont instauré des seuils de ressources en dessous desquels les obligés alimentaires sont exonérés de contribution
  • La loi du 28 décembre 2015 a précisé les contours de l'obligation pour les familles recomposées

Pour connaître les barèmes en vigueur et estimer la contribution potentielle de votre famille, consultez notre guide sur le barème de l'obligation alimentaire envers les ascendants ainsi que notre simulateur d'obligation alimentaire en EHPAD.

Gestion des situations familiales complexes

Les configurations familiales contemporaines posent des défis particuliers dans l'application de l'obligation alimentaire.

Familles recomposées :

  • Les beaux-parents n'ont pas d'obligation alimentaire envers les beaux-enfants
  • Le nouveau conjoint d'un obligé alimentaire n'est pas directement concerné, mais ses revenus peuvent être pris en compte pour évaluer la capacité contributive du foyer
  • En cas de séparation, l'ex-conjoint n'est plus tenu à l'obligation alimentaire envers ses beaux-parents

Ruptures familiales :

  • L'absence de relations familiales n'est pas automatiquement un motif d'exonération
  • Il faut généralement prouver que la rupture est imputable au parent (abandon, maltraitance documentée)
  • Certains départements apprécient ces situations avec plus de souplesse que d'autres

Disparités de revenus entre obligés alimentaires :

  • La répartition se fait généralement au prorata des capacités contributives de chaque enfant
  • Un obligé alimentaire aux ressources importantes peut être amené à contribuer davantage, voire seul si les autres se trouvent sous le seuil d'exonération
  • Cette répartition peut être source de tensions familiales — notre guide Paiement en EHPAD : quelle répartition entre les aidants ? vous aide à anticiper et gérer ces situations

💡 Pour comprendre qui supporte réellement la facture de l'EHPAD et comment les responsabilités se partagent, consultez notre guide Qui paie la maison de retraite ?

Comment demander l'ASH en EHPAD ?

Constituer un dossier solide

La qualité du dossier de demande d'ASH est déterminante pour son succès et pour le montant accordé.

Où et quand déposer la demande ?Le dossier se retire auprès du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) ou de la mairie du lieu de résidence. Une fois complété, il est transmis au Conseil départemental.

Timing essentiel : pour que l'ASH couvre les premiers mois de séjour, le dossier doit être déposé au plus tard dans les 2 mois suivant l'entrée en EHPAD. Idéalement, anticipez et déposez la demande en parallèle des démarches d'admission.

Documents à rassembler :

  • Copie d'une pièce d'identité du demandeur
  • Justificatif de domicile
  • Avis d'imposition du demandeur et de son partenaire
  • Justificatifs des revenus des 3 derniers mois (résident, partenaire, obligés alimentaires)
  • Liste des obligés alimentaires avec leurs coordonnées
  • Relevé d'identité bancaire

Documents stratégiques à ne pas négliger :

  • Justificatifs détaillés des charges incompressibles (quittances de loyer, tableaux d'amortissement de prêts)
  • Attestations médicales pour les frais de santé non remboursés
  • Justificatifs des aides déjà perçues (APA, aides au logement)
  • Historique des donations éventuellement consenties dans les 10 dernières années (actes notariés)
  • Estimation récente des biens immobiliers
  • Relevés exhaustifs de tous les comptes bancaires et placements

Présenter une situation financière claire et exhaustive dès le départ permet d'éviter les demandes de compléments qui rallongent l'instruction et de justifier au mieux le besoin d'aide sociale.

💡 Vous gérez les démarches pour un proche sous tutelle ? Consultez notre guide Qui paie l'EHPAD pour une personne sous tutelle ?

Recours et contestations

En cas de refus ou de désaccord sur le montant accordé, vous n'êtes pas sans recours.

Les motifs de refus les plus fréquents — et comment y répondre :

  • Ressources jugées suffisantes → contester l'évaluation des ressources avec justificatifs à l'appui, en documentant précisément les charges
  • Patrimoine non mobilisé → proposer un échéancier réaliste de mobilisation du patrimoine
  • Refus des obligés alimentaires de contribuer → demander au département de saisir le juge aux affaires familiales
  • Établissement non habilité → demander une dérogation si le résident y séjourne depuis plus de 5 ans

Les étapes du recours :

  1. Recours administratif préalable (RAPO) : à adresser par écrit au président du Conseil départemental dans les 2 mois suivant la notification de décision
  2. Recours contentieux : si le RAPO échoue, saisir le tribunal administratif dans les 2 mois suivant la réponse
  3. Référé-suspension : en cas d'urgence, demander la suspension de la décision en attendant le jugement sur le fond
  4. Médiation départementale : solliciter l'intervention du médiateur du département lorsque ce service existe

Situations particulières peu documentées

ASH et résidents étrangers

L'ASH n'est pas réservée aux citoyens français. Les personnes de nationalité étrangère peuvent en bénéficier sous certaines conditions :

  • Ressortissants de l'Union Européenne : mêmes conditions que les citoyens français
  • Ressortissants hors UE : disposer d'un titre de séjour en cours de validité

Particularités à noter :

  • Les conventions bilatérales entre la France et certains pays peuvent modifier les conditions d'accès
  • L'obligation alimentaire s'applique même si les obligés alimentaires résident à l'étranger
  • La récupération sur succession peut être plus complexe si une partie des biens se trouvent hors de France

ASH et hébergement temporaire ou accueil de jour

L'ASH ne se limite pas à l'hébergement permanent. Elle peut également financer un hébergement temporaire ou un accueil de jour en EHPAD.

Pour l'hébergement temporaire :

  • Durée généralement limitée à 90 jours par an
  • Mêmes conditions d'attribution que pour l'hébergement permanent
  • Procédure souvent simplifiée et accélérée
  • La récupération sur succession s'applique, mais sur des montants plus faibles

Pour l'accueil de jour :

  • Certains départements accordent l'ASH pour financer l'accueil de jour
  • D'autres proposent des aides spécifiques hors ASH — renseignez-vous auprès de votre CCAS
  • Le transport entre le domicile et l'établissement peut être partiellement pris en charge

ASH pour les couples en EHPAD

Lorsque les deux membres d'un couple entrent ensemble en EHPAD, plusieurs spécificités s'appliquent :

  • Chaque conjoint fait l'objet d'une demande d'ASH distincte
  • Les ressources du couple sont généralement divisées par deux pour évaluer les droits de chacun
  • Les obligés alimentaires peuvent être sollicités simultanément pour les deux parents
  • La récupération sur succession s'applique individuellement, au décès de chaque bénéficiaire

ASH et retour temporaire au domicile

Les retours ponctuels au domicile — week-end en famille, séjour de vacances — ne remettent pas en cause le versement de l'ASH, sous certaines conditions :

  • La durée cumulée des absences ne doit pas excéder 35 jours par an
  • L'établissement doit être informé à l'avance
  • Le tarif hébergement peut être légèrement réduit du montant des frais de restauration économisés
  • Le département doit être informé de toute absence prolongée

Disparités départementales : naviguer dans les inégalités territoriales

Pourquoi les pratiques varient-elles autant d'un département à l'autre ?

L'ASH est une compétence décentralisée. Si le cadre légal est national, chaque Conseil départemental dispose d'une grande latitude pour définir ses propres modalités : barèmes de l'obligation alimentaire, seuils d'exonération, délais de traitement, politique de récupération sur succession…

Résultat : deux familles dans des situations financières quasi-identiques peuvent obtenir des montants d'ASH très différents selon le département où réside leur proche. Ce n'est pas une injustice à proprement parler, c'est l'expression d'une politique sociale locale. Mais il est essentiel de le savoir pour adapter sa démarche.

Les principaux points qui varient d'un territoire à l'autre :

  • Délai moyen de traitement des dossiers : de quelques semaines à plusieurs mois selon les territoires — un délai long peut créer une tension financière si la demande n'a pas été anticipée
  • Barème de l'obligation alimentaire : certains départements appliquent des seuils d'exonération généreux (exemptant les enfants aux revenus modestes ou moyens), d'autres sont nettement plus stricts
  • Prise en compte des charges des obligés alimentaires : loyers, crédits en cours, frais de scolarité des enfants peuvent être déduits de la capacité contributive dans certains départements, pas dans d'autres
  • Politique de récupération sur succession : certains départements ont instauré un seuil minimum d'actif successoral en dessous duquel ils renoncent à la récupération — ce seuil n'est pas universel
  • Accompagnement proposé aux demandeurs : certains CCAS proposent un suivi personnalisé complet, d'autres se limitent à la remise du formulaire
  • Taux d'acceptation des demandes : variable d'un département à l'autre, en fonction notamment des budgets sociaux locaux

Comment s'informer et optimiser sa demande selon son département

Face à cette complexité territoriale, voici les démarches concrètes à engager :

Avant de déposer le dossier :

  • Consultez le règlement départemental d'aide sociale de votre département, disponible sur le site du Conseil départemental. C'est lui qui précise les barèmes, les seuils d'exonération et les conditions locales.
  • Prenez rendez-vous avec le travailleur social du CCAS de la commune de résidence de votre proche. Ce professionnel connaît les pratiques locales et peut vous aider à constituer le dossier le plus solide possible.
  • Renseignez-vous sur les délais de traitement habituels pour anticiper et éviter les situations de blocage financier entre l'entrée en EHPAD et le versement effectif de l'aide.

Pour optimiser les chances d'acceptation et le montant obtenu :

  • Présentez un budget mensuel complet et documenté : revenus d'un côté, charges incompressibles de l'autre, reste à payer mis en évidence
  • Anticipez la question des donations passées : les dons consentis dans les 10 années précédant la demande d'ASH peuvent être pris en compte dans l'évaluation patrimoniale — ne pas les dissimuler, mais les documenter précisément
  • Mobilisez les aides cumulables avec l'ASH : l'APA pour la dépendance, l'APL en EHPAD pour le logement, et le crédit d'impôt en EHPAD sont tous cumulables et réduisent d'autant le reste à charge

Si la situation est urgente :Il est possible de demander une admission en urgence à l'aide sociale. Le maire de la commune de résidence peut prononcer cette admission, le département versant alors une avance à l'établissement dans l'attente de la décision définitive de la commission. Si la demande est finalement rejetée, les sommes devront être remboursées.

💡 Vous vous sentez dépassé par la complexité des démarches ? Nos experts Zenior vous accompagnent gratuitement, de la recherche de l'établissement jusqu'à l'obtention des aides. Faites une demande d'accompagnement.

Les questions les plus fréquentes sur l'ASH en EHPAD

Quelles sont les conditions pour bénéficier de l'ASH en EHPAD ?

Pour bénéficier de l'Aide Sociale à l'Hébergement en EHPAD, quatre conditions doivent être réunies : avoir 65 ans ou plus (ou 60 ans si reconnu inapte au travail), résider en France de façon stable et régulière, disposer de ressources insuffisantes pour couvrir seul les frais d'hébergement, et séjourner dans un EHPAD habilité à l'aide sociale. La demande se dépose au CCAS ou à la mairie, idéalement dans les 2 mois suivant l'entrée en établissement.

Quel est le montant de l'ASH en EHPAD ?

Le montant de l'ASH n'est pas fixe : il est calculé individuellement. Le résident verse 90 % de ses revenus à l'EHPAD, et le Conseil départemental comble la différence avec le tarif d'hébergement. L'ASH peut donc représenter quelques centaines d'euros comme plusieurs milliers d'euros par mois selon les situations. Pour estimer vos droits, utilisez notre simulation d'aide sociale en EHPAD.

Combien d'argent votre proche conserve-t-il avec l'ASH ?

Le bénéficiaire conserve au minimum 10 % de ses ressources pour ses dépenses personnelles — ce montant ne peut jamais descendre en dessous de 125 euros par mois environ (en 2026). Si son conjoint vit encore à domicile, le département lui garantit un revenu mensuel minimum de 1 043,59 euros (montant de l'ASPA en 2026).

L'ASH est-elle récupérable sur la succession ?

Oui. L'ASH perçue par une personne âgée peut être récupérée par le Conseil départemental sur la succession, dès le premier euro d'actif net successoral — c'est une différence importante avec d'autres formes d'aide sociale soumises à un seuil minimum. Pour comprendre toutes les implications patrimoniales de ce mécanisme, consultez notre guide dédié à la récupération de l'ASH sur succession.

Peut-on bénéficier de l'ASH dans un EHPAD privé ?

Oui, à condition que l'EHPAD privé dispose de places habilitées à l'aide sociale. Tous les établissements publics sont en principe habilités, mais seule une partie des résidences privées le sont. Vérifiez ce point avant de choisir l'établissement. En cas de séjour dans un établissement non habilité depuis au moins 5 ans, une dérogation peut être accordée par le Conseil départemental.

L'ASH peut-elle être accordée en urgence ?

Oui. En cas de nécessité immédiate d'hébergement (hospitalisation, perte soudaine d'autonomie), le maire de la commune peut prononcer l'admission d'urgence à l'aide sociale. Le département verse alors une avance à l'établissement dans l'attente de la décision définitive. Si la demande est finalement rejetée, les sommes versées devront être remboursées par le demandeur.

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Conclusion

L'Aide Sociale à l'Hébergement est un dispositif incontournable pour financer le séjour en EHPAD des personnes aux ressources modestes. Ses spécificités — règle des 90 %, caractère subsidiaire, implication des obligés alimentaires, récupération possible sur succession — en font une aide complexe qui nécessite anticipation et préparation.

Ce qui distingue les familles qui obtiennent l'ASH dans de bonnes conditions de celles qui se découragent en chemin ? Le fait de ne pas attendre la dernière minute. Constituer le dossier dès l'entrée en EHPAD, comprendre les pratiques de son département, s'appuyer sur les bons interlocuteurs (travailleurs sociaux, CCAS, conseillers spécialisés) : ces démarches changent réellement l'issue.

N'oubliez pas enfin que l'ASH se cumule avec d'autres aides. L'APA pour la prise en charge de la dépendance, l'APL en EHPAD pour les frais de logement, et le crédit d'impôt en EHPAD peuvent s'y ajouter pour alléger considérablement la facture finale. Calculer toutes ces aides ensemble — avant de prendre toute décision — est indispensable pour avoir une vision réaliste du reste à charge.

💡 Pour faire ce calcul facilement, utilisez notre simulateur de financement Zenior — gratuit, en quelques minutes. Nos conseillers sont également disponibles pour vous accompagner personnellement dans toutes vos démarches, de la recherche de l'établissement à l'obtention des aides.

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